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L’Elfy Park, le village des lutins : des jeux pour les plus jeunes au cœur d’un parc familial baignant dans les légendes ardennaises…

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L’Elfy Park ouvrira très bientôt ses portes. Ce parc d’attractions pour les familles et jeunes enfants promet bien des heures de plaisir en famille. Toutes les attractions ont été pensées pour les plus jeunes et baignent dans un univers de légendes ardennaises. Tyroliennes, cabanes perchées et reliées entre elles par  des passerelles, des tunnels, des toboggans, le plein de trampolines, de rouleaux magiques de karting à pédales, de luge… Parents et enfants déambuleront dans ce parc de cinq hectares distribués en forêt d’épicéas, jardins féeriques et monde souterrain de Hobbit. Les personnages ont été dessinés par Hervé Gourdet et c’est Pierre Dubois qui en est le parrain ! 20.000 entrées par an, tel est le défi lancé par ce parc féerique et familial du Nord de la France. On lui souhaite une pleine réussite !

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Voyage en Ecosse féerique – Le château de Dunvegan et le Fairy Flag

Que serait l’Ecosse sans ses châteaux ? Me voici donc arrivé au pied du château de Dunvegan. Un lieu évidemment choisi avec soin pour son lien avec la féerie, vous me connaissez, n’est-ce pas ? Le Château est situé à l’ouest de l’île de Skye et a pour particularité d’être la résidence des MacLeods depuis 30 générations ! Ces descendants de Leod, fils d’Olaf le Noir, roi de l’île de Man ont tous connu des histoires fortes, allant de l’affrontement sanglant entre clans aux affaires économiques dures, jetant certains de leurs ancêtres sur la paille avant de rebondir à nouveau.

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Mais ce qui nous intéresse ici est leur drapeau. Non, ce n’est pas celui que vous voyez sous la photo ci-dessous mais bien celui du bas de la page, leur fameux et légendaire « Fairy Flag »…

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Une des légendes raconte que ce drapeau féerique fut obtenu un soir, alors que la nourrice avait déposé l’héritier des MacLeods dans son berceau et s’était éloignée de la chambre pour rejoindre le fabuleux bal se donnant dans la grande salle. Le bébé, laissé seul eut vite fait de se débarasser de sa couverture et le danger dans ces pièces froides se présenta. Une fée apparut alors et l’enveloppa dans un tissu de soie. La servante, prise de remord, revint et emporta le bébé dans sa nouvelle couverture féerique et, arrivés dans la salle où avait lieu le bal, tout le monde se mit à entendre des voix invisibles chanter la berceuse des fées.

Voici, pour vous, les paroles de cette berceuse:

The Fairy Lullaby

Ho-ro veel-a-vok, bone and flesh of me,
Ho-ro veel-a-vok,
blood and pitch of me,
Skin like falling snow,
green thy mail coat,
Live thy steeds be,
dauntless thy following.

La photo ci-dessous montre la Fairy Tower. C’est dans cette tour que la fée apparut à l’enfant. C’est également une fée qui procura le don aux MacCrimmons de jouer merveilleusement bien de la cornemuse. Une de leurs cornemuses est d’ailleurs visible parmi les objets exposés dans le château. On venait de toute l’Ecosse pour apprécier et suivre les conseils de ces maîtres, de ces hommes dont la fée avait dit qu’ils seraient les plus grands musiciens au monde. Pendant des siècles les MacCrimmons furent les pipers des MacLeods.

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Sachez que depuis, ce drapeau a porté chance aux Macleods. En 1939, un incendie ravage le château et lorsqu’on sort le drapeau pour le mettre à l’abri, les flammes se calment. Pendant la seconde guerre mondiale, les pilotes du clan Macleod en portaient une photo comme talisman. En remontant le temps, les exemples de victoire lorsque le drapeau fut hissé par le chef de clan ne manquent pas… Il se murmure même que ce drapeau n’est autre que la bannière du terrible Harald III Sigurdsson, Harald Hadrada, Harald l’Impitoyable. Cette bannière qu’il nommait « Landoda », la ravageuse de pays.

 Et donc voici ce légendaire Fairy Flag qu’on appelle là-bas: Am Bratach Sith :

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Les scientifiques ont daté ce bout d’étoffe, de la soie de Syrie ou de Rhodes comme appartenant à une époque située entre le 7e et le 4e siècle avant JC. Le drapeau fut conservé longtemps dans un coffre avant de l’exposer au public et d’être finalement placé sous verre afin d’éviter que les gens ne continuent d’y découper de petits morceaux espérant par là emporter avec eux un peu de son pouvoir protecteur.

La légende que je vous ai contée à propos de l’origine féerique du drapeau n’est pas la seule. Elle reste néanmoins ma préférée. En voici quelques autres…

Un chevalier MacLeod qui combattait en Terre Sainte se vit avertir d’un danger par un vieil ermite. Ce dernier le mit en garde contre un mauvais esprit qui gardait un passage situé non loin de là. Le chevalier affronta Nein na Pheupere, la Fille du Tonnerre et en fut vainqueur. Au moment de son trépas, l’esprit lui révéla le pouvoir de sa ceinture de soie que le chevalier ramena de son périple.

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Une fée offrit un coffre contenant plusieurs coffrets à un ancêtre des MacLeods. Dans l’un deux se trouvait le drapeau des fées. La fée accompagna ce don d’une prophétie: « Chaque fois que ce drapeau sera brandi, une armée se lèvera aux côtés des MacLeods pour assurer leur victoire ».

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Une sorcière possédait une ceinture de soie, cadeau de sa mère, la reine des fées. Chargée de poursuivre un ecclésiastique attaché aux MacLeods, elle finit par en découdre avec son épée magique qui lui arracha le précieux tissu protecteur. Depuis lors, l’étoffe sert de drapeau aux MacLeods.

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Lady of MacLeod se reposait en sa chambre, son bébé au calme dans son berceau posé dans la chambre voisine. Soudain, elle entendit une voix s’échapper de la pièce jouxtant la sienne. Une voix belle et claire chantant la Fairy Lullaby. Se précipitant dans la chambre de son enfant, elle vit une petite fée habillée d’une tunique verte et portant le bébé. Elle hurla « Dieu sauve nous ! C’est moi qui suis la mère de cet enfant ! » A son cri, la fée disparut mais le linge enveloppant l’enfant demeura.

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Un laboureur se vit offrir un coffret par une fée accompagné de la mise en garde de ne point l’ouvrir avant un an. Le paysan porta le présent au château où la Lady, enceinte, ouvrit aussitôt le coffret. Là, les versions divergent, certaines disent que la dame perdit aussitôt le bébé ou bien qu’elle le mit au monde prématurément. Et il en fut de même pour toutes les femmes mais aussi toutes les bêtes du royaume.

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Enfin, une dernière version évoque le mariage d’un MacLeod avec une fée. Celle-ci eut la permission de demeurer aux côtés de son mari vingt ans durant. Au terme de cette période, la fée devait regagner Fairyland. Le jour arriva et l’homme accompagna la fée sur le Fairy Bridge à quelques kilomètres de là. Avant de disparaître, elle remit au chef de clan le mystérieux drapeau lui disant qu’à chaque fois que lui ou un de ses descendants le brandirait, une armée se lèverait à ses côtés…

 

Bientôt un nouveau livre pour Brian Froud !

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C’est en septembre de cette année que paraîtra le nouveau livre de Brian Froud intitulé « Faeries’ Tales ». Ou plutôt de Brian et Wendy Froud puisque le couple produit depuis quelques temps des ouvrages qui concilient les travaux d’illustration de Brian et les poupées de Wendy. Ce livre explorera les relations entre les hommes et les fées. Chaque histoire présentera un être féerique révélant la vérité sur des faits connus de tous. Un point de vue quelque peu inversé dans cette intention de révéler au public la vraie parole des fées. Chaque histoire sera largement illustrée de portraits et de dessins qui ont fait le succès des Froud en ce domaine et rendent chacune de leurs productions tout simplement incontournable.

 

Voyage en Ecosse féerique – Fairy Bridge

L’Écosse est une vraie terre féerique. On peut s’arrêter au hasard de nos envies et on tombe de suite sur une légende, un édifice particulier, un château en ruines ou un vieux broch hanté.

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Cette fois, je me trouve en face d’un pont en pierres. Outre qu’il soit très joli, il se nommait autrefois « Fairy Bridge« , ce qui indique son caractère spécial à nos yeux mais surtout au regard des habitants de la région. Malgré le fait que le pont se place aujourd’hui sur un chemin abandonné des voitures puisqu’une route moderne le longe juste à côté, il a été conservé. Certainement par crainte des représailles du peuple fée si l’on touchait à ce monument frappé de leur sceau.

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Les habitants du coin ne manquent pas, lors de leurs promenades qui les mènent à traverser le pont de saluer comme il se doit le peuple invisible. Une tradition qui répète les gestes de salut et de bénédiction autrefois exécutés par leurs ancêtres. Plus par crainte que par souhait d’être béni des fées. En effet, ce pont a mauvaise réputation, des rumeurs de mort, d’accidents l’entourent et font craindre les elf-shots et autres mauvais coup des fairies.

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Tout cela me laisse songeur. Dire qu’aujourd’hui, pour la majorité des gens, les fées sont de gentilles dames veillant au bonheur des bébés et les lutins des êtres farceurs à la physionomie soulignée de joues et d’un ventre bien ronds, signe d’une vie remplie de gourmandises… Quand ce n’est pas l’image de petits lutins bleus qui s’impose… On est schtroumpfement éloigné de l’idée des fées de nos ancêtres !