Les petites fées de New York de Martin Millar – Editions Intervalles

Les petites fées de New York
Martin Millar
Traduction : Marianne Groves
Editions Intervalles
Parution :18 avril 2009
304 pages , 19 €

Présentation de l’éditeur:

« Le récit des Petites Fées de New York démarre avec Morag et Heather, deux petites fées hautes de cinquante centimètres, portant épée, kilt vert et cheveux mal teints, qui volettent par la fenêtre du pire violoniste de New York, un type antisocial et obèse nommé Dinnie, et vomissent sur sa moquette. Qui sont-elles et comment sont-elles arrivées à New York, et en quoi tout cela concerne-t-il l’adorable Kerry, qui vit dans l’immeuble d’en face, est atteinte de la maladie de Crohn et confectionne un alphabet des fleurs, et en quoi tout cela concerne-t-il les autres fées (de toutes nationalités) de New York, sans oublier les pauvres fées opprimées de Grande-Bretagne, voilà le sujet du livre. Il contient une guerre, ainsi qu’une mise en scène fort inhabituelle du Songe d’une Nuit d’Été de Shakespeare, et des solos de guitare de Johnny Thunders des New York Dolls. Que peut-on demander de plus à un livre ? »
Neil Gaiman

L’auteur :
Martin Millar est né à Glasgow, en Écosse, et vit à Londres. Sous le pseudonyme de Martin Scott, il est aussi l’auteur de la série de science-fiction Thraxas, traduite dans le monde entier, et qui a remporté en 2000 le World Fantasy Award dans la catégorie « roman ». Après Le Lait, les amphètes et Alby la famine, paru chez Actes Sud en 1993, c’est le deuxième roman de Martin Millar à être traduit en français.

Notre avis:

Martin Millar nous sert une histoire de fées bien contemporraine. Deux fées écossaisses atterissent à New-York et, s’étant disputées, l’une prendra le parti d’aider un monstrueux bonhomme vulgaire à souhait, l’autre celui d’aider une jeune femme atteinte de la maladie de Crohn. Mais bientôt les deux fées arrivent à la même idée, faire en sorte que les deux humains tombent amoureux, ou du moins le faire coire à l’autre dans un but bien supérieur, celui de récupérer un violon, artefact magique et puissant pour les fées écossaises.

Le ton résolument moderne et les moeurs sexuels et éthyliques des héros viennent ponctués le récit féerique. On en arrive à une histoire rocambolesque qui fera sourire à coup sûr les amateurs de parodies, ou de ces romans qui récupérent des éléments connus pour les placer en situation incongrue et produire à partir de là un humour pas mal apprécié aujourd’hui. A tout avouer, cela n’est pas vraiment notre tasse de thé. Reconnaissons toutefois que le roman est habilement construit, plaisant à lire, bien dirigé. Bien pensé également le fait de se faire côtoyer les New York Dolls au Songe d’une nuit d’été de Shakespeare, les alphabets de fleurs aux guitares électriques, etc. Dans son genre, il s’agit donc d’une lecture à conseiller pour ceux, punks et rebelles dans l’âme, qui apprécient de voir les images des fées se faire bousculer par un monde moderne fait d’excès en tous genres. Les autres, fleurs bleues et âmes roses, emprunteront un chemin de Féerie différent car, finalement, à chacun ses goûts, ses envies, ses lectures !

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