L’avis du site des Imaginaires Mythologica.net sur Merveilles et Légendes des Forêts enchantées

Le site spécialisé sur les arts de l’Imaginaire Mythologica.net vient de rendre son avis sur « Merveilles et Légendes des Forêts Enchantées » et il est plutôt joliment positif 😉

Pour lire l’avis complet, cliquez sur l’image ci-dessous :

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« Richard Ely nous propose un ouvrage de qualité, empreint de merveilleux, mais aussi de réalisme. Un ouvrage féerique au travers duquel il interpelle les lecteurs sur la beauté fragile et mystérieuse de la nature, accompagné par deux talentueuses illustratrices qui mettent en avant ses contes avec délicatesse et poésie. À lire ! Pas trop vite pour bien s’imprégner de toute la féerie pure qui ressort de l’ouvrage ».

Sur la trace des légendes et merveilles de la Forêt de Fontainebleau et de son Grand Veneur…

Forêt de mystères, sol de sable imprégné de magie, de forces énergétiques, Fontainebleau de par ses arbres magnifiques, sa richesse géologique et ses légendes mystérieuses est un haut lieu de la Féerie française.

J’ai eu l’occasion d’écrire une nouvelle mettant en scène le Grand Veneur de Fontainebleau et sa cohorte de fées et de fantômes dans mon dernier livre « Merveilles et Légendes des Forêts Enchantées » paru chez Au Bord des Continents et illustré par Séverine Pineaux et Amandine Labarre.

Le weekend dernier, je m’y suis promené pour vous en ramener quelques clichés enchantés. petite plongée en images dans la grande et belle forêt de Fontainebleau…

 

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Les larges chemins de la Forêt de Fontainebleau invitent à la promenade à pied, à cheval aussi… Ce qui m’a de suite frappé, c’est le nombre d’espèces végétales. Moi qui suis plutôt habitué aux grandes hêtraies de ma région, ces forêts mixtes ont de quoi m’éblouir…

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Sous les pieds, c’est bien du sable !

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Et puis, le gros coup de cœur, ce sont tous ces rochers aux formes fantasmagoriques qui donnent à cette forêt toute l’envolée poétique qu’on lui connaît ! S’y promener, c’est renouer avec les temps anciens, s’emplir d’une énergie millénaire et rêver aux fées, elfes et lutins qui ne sont jamais très loin…

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Par chance, pas de Grand Veneur mais un escargot géant qui profitait de ce temps pluvieux…

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Alors, si vous désirez vous plonger dans l’atmosphère de la Légende du Grand Veneur de Fontainebleau, je vous invite à lire l’histoire qui s’y déroule dans Merveilles et Légendes des Forêts Enchantées !

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Sur le chemin des fées… dédicacé et envoyé chez vous !

Je vous propose mon recueil de poèmes féeriques dédicacé à la personne de votre choix et envoyé par mes soins pour 10€ (France métropolitaine et Belgique, pour toute commande jusqu’au 10 juin 2016, plusieurs exemplaires possible et chèques français acceptés exceptionnellement. Pour les détails de la commande, merci de me contacter via la page contact)

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Les Féeries du Bocage 2016 : souvenirs d’un merveilleux weekend !

Ce weekend, j’étais invité aux Féeries du Bocage. Organiser un festival du Merveilleux en pleine campagne est un sacré défi, mais lorsque les crues suite aux intempéries et la grève de la SNCF s’en mêlent, il y a de quoi devenir fou. Malgré tout, les organisateurs bénévoles de ce festival ont tenu bon et je leur dois de commencer par les féliciter ! Ils avaient le sourire et le dynamisme qui ont certainement contribué à chasser les nuages gris et nous arroser de quelques rayons de soleil le dimanche. Merci également aux visiteurs qui ont bravé toutes les péripéties du monde réel pour trouver le chemin qui mène à Féerie installée à Dormelles le temps de ce super weekend !

 

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Les Féeries du Bocage, c’est l’un des grands rendez-vous des amoureux des fées, elfes et lutins. On y trouve de tout : auteurs, illustrateurs, artisans, conteurs… La sélection rigoureuse des exposants, le soin apporté par l’équipe organisatrice se font de suite sentir par la qualité des objets et œuvres présentées. Tout est beau, et la variété des choses nous fait entrevoir toute la richesse de ce thème qu’est la féerie. Ici, pas de gros guerriers en armure ou de saucisses fumées toutes les deux échoppes, on est dans la finesse, le bijou rare dont la nature environnante, à deux pas de la mystérieuse et magique forêt de Fontainebleau est un écrin idéal pour accueillir tout ce petit monde… En deux mots, les lutins s’y sentent bien !

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C’est donc un public ravi, très souriant, serein, qui parcourt les allées du marché artisanal comme de l’espace intérieur où je me cachais, tendant l’oreille à ces sons de violon et de harpe qui nous ont enchanté pendant les deux journées du festival… J’ai été ravi de bavarder avec Krystal Camprubi (Tu as un superbe univers !), Laurent Peyronet (Joyeux anniversaire !), Godo (Joyeux anniversaire, un tipeu en retard…), Lawrence Rasson et Caroline Duban (Merci pour la dédicace !) et même Brucero, malgré ses menaces. En effet, ce dernier m’a gentiment proposé de diminuer mes souffrances (de façon définitive) suite à la chute dans l’escalier qui m’avait doté de deux entorses et d’un joli blocage de dos…

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A l’entrée de l’espace des auteurs et illustrateurs, j’avoue avoir été saisi par mes livres qui occupaient une large place chez le libraire (merci à lui!) et du coup, j’ai transpiré sur les dédicaces 😉

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Grand moment de rencontre, celui avec la délicieuse Séverine Pineaux dont la réputation de gentillesse égale le talent. J’ai pu vérifier, réputation amplement méritée ! Ce fut un plaisir de servir à vos côtés, Dame Séverine…

 

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Et puis, un festival n’est rien sans la rencontre avec les lecteurs. Vos sourires, vos mots trop gentils, en revoir certains (Hein, Estelle ;-)), en découvrir d’autres, entendre parler de « Booktueuses », échanger quelques bons mots, plaisanter sur la Laurène et l’Alsace, se brancher sur radio Arcadie avec Patricia, discuter botanique avec François… Un festival riche, très riche en émotions…

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Enfin, dédicacer aux côtés de la souriante Véronique Barrau, Reine du cachet, Impératrice de la « Bonne Garde du stand quand Monsieur Richard Ely s’éclipse dans la Forêt de Fontainebleau », Dénicheuse de projets et de noms abracadabrants… Merci à toi pour ta sympathie et ta  bonne humeur !

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Et vous avez vu comment nous étions souriants et polis ?

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Bref, les Féeries du Bocage, c’est un aller plein de doutes, de craintes, les pieds dans l’eau et un retour avec du soleil au-dessus de nos têtes et plein le cœur…

 

Fées noires & Dames sombres – Mélusine

 

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© Pascal Izac

 

Fille de la fée Pressine, princesse d’Albanie, Mélusine épousa Raymondin de Lusignan. Hélas, la curiosité de ce dernier lui valut de braver l’interdit du bain du samedi et c’est horrifié qu’il lui découvrit une queue de serpent ! La fée s’envola aussitôt et depuis lors hante les terres poitevines comme d’autres territoires où son ombre annonce malheur, mort et tourments. On lui doit également nombre de bâtisses, châteaux et même quelques églises…

 

L’histoire se passe bien longtemps après que la dame serpent ait quitté le château de Lusignan. Dans les ruines d’un autre château, d’un autre temps. Un groupe de jeunes campeurs s’y était abrité pour passer la nuit, sur le chemin de leur randonnée. Ils avaient entre dix-huit et vingt-cinq ans et s’étaient promis de passer les plus belles vacances qui soient, descendant en vélo vers le grand Sud. Ainsi, chaque jour, il leur fallait trouver un endroit où camper, si possible sans dépenser un sou pour leur logement, afin de ne pas diminuer la caisse réservée en priorité à l’amusement, un peu aussi pour se nourrir bien sûr. Alexis faisait partie du groupe. Il était d’humeur plus taciturne que les autres et s’écartait souvent le soir venu pour explorer les lieux, aimant se réfugier sur un rocher pour y rêver ou gambader seul dans les sous-bois. Il avait besoin de ces moments de solitude pour se ressourcer, s’éloigner un temps des bavardages, rigolades et autres instants de complicité partagée entre amis. Ce soir-là, il avait dépassé les ruines pour s’enfoncer dans le petit bois qui prenait naissance à quelques mètres de là. Au bout d’une dizaine de minutes, il aperçut l’entrée d’une grotte. Le soleil était encore bien présent et sa lumière rassurante baignait l’entrée, formant une sorte d’invitation à y pénétrer pour celui qui passait devant. Alexis tenta l’aventure et, prudemment, s’avança à l’intérieur de la caverne. Il devait avoir fait une vingtaine de mètres maintenant. Derrière lui, il voyait toujours la lumière du jour tombant, les rochers se colorant d’une teinte rougeâtre l’avertissant de la nuit qui s’approchait. Il valait mieux ne pas demeurer ici et reporter l’exploration des lieux au lendemain avec l’un ou l’autre de ses camarades. Alexis s’apprêtait à faire demi-tour, lorsqu’il remarqua une petite étincelle au fond de la grotte. Piqué par la curiosité, le jeune homme se dirigea vers le reflet lumineux. Au fur et à mesure qu’il avançait, ses yeux s’habituant à la pénombre, il crut distinguer une forme humaine. C’est à ce moment que les rayons crépusculaires pénétrèrent plus avant dans la grotte et en balayèrent le fond, éclairant la scène qui se jouait devant le jeune homme. Un visage féminin d’une magnifique beauté lui faisait face à quelques mètres seulement de sa position. La femme du fond de la grotte éveilla chez le garçon un désir immédiat. Le soleil moribond poursuivit ses caresses, descendant du visage vers le buste. Le garçon ne pouvait détacher le regard de cette sublime créature, de cette apparition fantastique. Mais lorsque les rayons descendirent plus bas, c’est avec horreur que le jeune homme vit l’impensable: à partir de la taille, la femme portait des écailles, celles d’un serpent ! Au moment même où ses yeux se portaient sur le bas du corps de la fée, un terrible sifflement se fit entendre. Alexis décampa, sautant par-dessus les rochers, courant à travers la forêt en direction du camp, il hurlait à ses amis de fuir. Tous comprirent qu’un danger se présentait et arrachèrent ce qu’ils purent au campement déjà monté pour fuir à leur tour. Ce n’est que bien des années plus tard qu’Alexis découvrit, au détour d’un livre, une illustration qui le ramena aux souvenirs de cette soirée. On y voyait Mélusine, la fée moitié-femme, moitié-serpent.