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Le Livre des fées, des elfes et des lutins

Françoise Morvan

Illustrations d’Arthur Rackham

Editions Ouest-France

Voici une des heureuses suprises de ce Noël 2013. En effet, chaque année, la période est propice à voir naître et renaître des ouvrages sentant bon le parfum fleuri des fées ou la gouaille farceuse des lutins. Françoise Morvan est une passionnée de contes et légendes, elle en a même fait sa spécialité. Travaillant depuis des années sur les recueils des grands folkloristes français, elle nous offre de temps à autre une petite pépite, comme un cadeau des fées déposé devant notre porte, enfin, ici, notre bibliothèque. Cette fois, elle revisite de  grands contes féeriques qui ont eu en commun d’être un jour illustrés par Arthur Rackham, le plus prolifique des illustrateurs anglais lorsqu’on s’intéresse au monde des merveilles. Dans ces récits réécrits, réinventés pour un public actuel, Françoise Morvan use d’une belle plume et l’on y entrevoit tout le talent d’une dévoreuse de contes. Les histoires sont agréables, rythmées, fluides. Procurant ce sentiment si fidèle aux contes de nous répéter sans cesse les mêmes fonds en les colorant de différences, de détails tels des friandises glissées sous nos oreillers de rêveurs. Pour ne rien gâcher, la mise en page sobre et bien pensée offre tout l’espace nécessaire aux oeuvres de Rackam pour s’y déployer et nous rendre de vrais moments de bonheur contemplatif. A ranger dans sa bibliothèque des fées sans hésiter !

Les fées, lutins et garous français ont leur Bestiaire !

bestiairefantastique

Les éditions Terre de Brume ont publié en octobre dernier Le Bestiaire fantastique & Créatures féeriques de France. Pour la première fois à notre connaissance, un projet s’attaquait à l’ensemble des créatures du Folklore français et rien que français. A côté des nombreux ouvrages régionaux, il manquait cette pièce au puzzle de nos bibliothèques féeriques. Derrière cet ouvrage se cachent Richard Ely du Peuple Féerique et Amélie Tsaag Valren connue sur le web légendaire pour le Fabyrinthe et ses articles Wikipédia. Le présent blog ne pouvait ne pas donner la parole aux auteurs de l’ouvrage mais s’interviewer soi-même semblait un peu bizarre, alors on vous offre simplement un échange de conversation autour de quelques tasses fumantes de bon thé…

Alors Amélie, notre Bestiaire est donc en librairie, ça te fait quoi de voir ce livre qui nous a occupé durant des mois prendre vie ?

Je pense que le livre prendra réellement vie lorsque lecteurs, curieux, amoureux du petit peuple et des créatures étranges, rêveurs de chimères partiront arpenter les lieux que nous avons décrits ! Mais pour répondre à la première question, j’aurais du mal à cacher un petit sentiment de fierté ! En passant devant des librairies comme l’Antre-Monde à Paris, ou des rayons à l’Espace culturel Leclerc de Ploërmel, il y a un mélange de joie et de fierté, oui… Et toi Richard, tu as déjà publié, as-tu le sentiment d’avoir accompli une mission avec le Bestiaire ?

Oui, en effet, en travaillant sur l’ouvrage précédent, je m’étais rendu compte que, contrairement aux autres pays d’Europe, la France ne possédait pas vraiment de « dictionnaire », de livre qui présentait les créatures féeriques et fantastiques par région. Il y a certes beaucoup d’ouvrages régionaux ou de livres mêlant créatures françaises et d’autres issues de folklores étrangers mais je n’ai, à ma connaissance, pas en tête de livre centré sur le sujet et qui fait un tour de France comme on l’a fait. Tu as une idée de la raison pour laquelle ça n’existait pas ?

Oui, j’en ai une. C’est un peu long, je te conseille de t’asseoir tranquillement, avec une bonne tasse de thé. Comme l’a déjà dit notre ami Petrus Barbygère, en France, nous avons un réel problème de mise en valeur de nos légendes. Nous n’avons pas de chaire universitaire consacrée à l’étude de nos légendes, et de ce fait la plupart des initiatives à ce niveau là sont régionales. Beaucoup en Bretagne – et depuis que j’y vis c’est encore plus évident. La seule initiative à l’échelle, réellement, de la France entière, est celle de la Société de Mythologie française qui a entrepris un travail de ce type dans son « Guide de la France merveilleuse » mais en prenant une méthode bien différente de la nôtre, à savoir, celle du guide de voyage. Ensuite, il est vraiment compliqué de parler de légendes « françaises » car les spécificité par région – j’emploie le terme région sans aucune connotation politique – sont énormes. Nous avons des façons de penser les êtres légendaires radicalement différentes, par exemple entre la Corse et l’Alsace, le Pays basque et la Bretagne. La Corse a un système de croyance très proche du chamanisme, où les êtres de légendes sont peut-être bien une forme prise par l’âme de sorciers endormis. En Alsace, c’est après sa mort qu’une personne a le plus de chances de se légender, elle prend alors la forme, si elle a pêché, d’un animal fantôme. En pays basque, on ne parle pas vraiment de fées ou de lutins, mais plutôt de génies… Alors, faire un livre par région est beaucoup plus simple que faire un livre sur la France ! Et en Bretagne… je regrette que les korrigans soient plus connus comme nom de marque (c) TM, que pour ce qu’ils sont à ‘origine. Mais bon, avant que la France ne soit France, nous avions des peuples… d’origine Celte, Romaine, Germanique, Basque, Nordique, et tout ceci, et tout cela a donné des spécificités, des saveurs particulières à chaque territoire. D’ailleurs Richard… à part le Nord, où tu as été assez souvent si j’ai bien compris, y-a-t’il un pays de France que tu aimes plus qu’un autre ? Et tu y as rencontré quelqu’être féerique ?

Oups, plus de thé ! C’est vrai que j’aime le Nord, les gens y sont comme chez moi mais bien sûr, j’ai fréquenté la Bretagne, la Normandie, la Lorraine et d’autres coins de France mais mon plus vif souvenir est celui des Fradets de L’île d’Yeu, c’était ma première expédition dans cet unique but. Je me souviens avoir attendu le crépuscule pour être seul et lorsque le soleil toucha l’horizon m’être avoué que ce n’était peut-être pas la meilleure de mes idées. Enfin, je suis toujours vivant. Il faut dire aussi que dans mon pays, la Belgique, on ne manque pas de créatures bien terrifiantes, ça aide… Et toi, peux-tu évoquer un souvenir sur la piste d’une des légendes de France, je sais que tu aimes à parcourir les chemins buissonniers…

Il y en a beaucoup, et parfois les souvenirs se perdent ou s’effilochent un peu. J’ai déjà raconté la rencontre avec lou Drapé à Aigues-Mortes, en Camargue – région que j’ai rêvée longtemps enfant pour avoir vu le film Crin-Blanc. Ce n’est pas la seule, j’ai rêvé les Ardennes aussi, avec un livre d’André Dhôtel : Le pays où l’on n’arrive jamais. Il parle de la Belgique au fil de la Meuse, tu l’as peut-être lu ? Dans ce livre, Dhôtel te parle d’un village qui n’existe pas : Lominval. Enfin, qui n’existe pas… On ne m’a jamais dit qu’il n’existe pas ! Du coup, la première fois que je me suis rendue dans les Ardennes, j’ai cherché Lominval un peu partout. C’était un peu comme dans l’ambiance – fantastique – de ce roman, tu cherches ce village qui n’existe pas dans la forêt ardennaise, et donc le pays où l’on n’arrive jamais. Tous les récits te disent qu’il faut te perdre pour trouver la féerie. Et voilà, je me suis perdue dans cette forêt ardennaise. Et j’y ai entendu, ou pas, les pas pressés des nutons qui couraient se cacher sous les roches d’ardoise. C’est drôle comme, en matière de légendes, on revient souvent à la Bretagne et aux Ardennes.

En effet, je pense pour ma part que les régions à forte identité sont conservatrices de leur patrimoine et du même coup, de leurs légendes. Mais c’est aussi l’effet des collectes. Certaines régions ont été privilégiées car elles ont eu la chance d’avoir une quantité ou une qualité de collecte au 19ème, d’autres n’ont pas eu cette chance et les légendes sont parties aux oubliettes. La vérité est que le moindre hameau possédait ses fées, lutins, croquemitaines… Après, les partages, les confusions, les oublis ont fait leur œuvre. On dit souvent que deux avancées technologiques ont détruit les légendes: la locomotive, en faisant tomber les distances, les « séparations » géographiques, en permettant donc les échanges d’idées, l’import et l’export des légendes… Et l’électricité qui a chassé la nuit, l’obscurité, ces ombres propices à l’imaginaire et par là les veillées contées, plus tard remplacées par la télévision… Mais toutes les régions possédaient leurs créatures, c’est d’ailleurs une des volontés de notre livre, sauver les quelques traces inscrites dans un maximum de lieux possible. Au fait, que penses-tu de l’idée de faire appel aux lecteurs pour nous renseigner d’autres créatures de chez eux ?

Je pense que c’est une excellente idée, on en redécouvre tous les jours. Et d’ailleurs, je suis partagée sur l’idée de légendes « authentiques » dont parlent certains spécialistes. Les animaux-totem de l’Hérault, par exemple, ont été inventés très récemment, leur légende aussi. C’est si beau, de voir naître une légende, de voir les habitants d’un lieu la faire vivre et la conter… que je trouverais cruel d’exclure les animaux-totem d’Hérault au motif qu’ils sont trop récents. Qu’en penses-tu ?

Là, je t’avoue ne pas partager entièrement ton point de vue. Si effectivement j’apprécie beaucoup que de nouvelles légendes naissent ci et là, je suis de nature patiente. Pour qu’un nouvel être prenne forme, il faut du temps. Il faut que ses témoins passent le relais, qu’il se partage. Même si tu retrouves des symboliques communes, de grands archétypes derrière les croquemitaines, monstres et fées de France (et d’ailleurs), ceux-ci ont leurs particularités locales, ce qui est à mon sens primordial à trouver ou retrouver mais même pour ces particularités locales, il faut le temps qu’elles s’affirment, s’acceptent, se posent… Les cueillir trop jeunes, c’est ne pas leur laisser le temps de se poser, de se définir elles-mêmes. Bien sûr, par la suite, chaque mythe évolue, se transforme, prend la direction qu’il désire… Ceci étant dit, au final, nous avons recensé 640 créatures, pensais-tu au départ en trouver autant ou t’attendais-tu à plus ?

Donner un chiffre est délicat, même pour une estimation. On retombe sur le problème de l’ « inclassabilité » des êtres de féerie. Par exemple, on sait qu’il y avait des fées à Orgeval, parce qu’il s’y trouve une pierre aux fées. Mais de ces belles dames-ci, nous ne savons rien ou presque : elles venaient boire l’eau de pluie dans les cavités. Et… c’est tout ! Alors, d’un côté les fées d’Orgeval ont bien droit de cité dans notre livre, mais de l’autre, il y a des pierres aux fées partout en France, et si l’on comptait pour chaque pierre aux fées, chaque trou aux fées, etc, une fée particulière… Nous arriverions sans problème à mille ! J’ai un peu cessé de m’intéresser à cette histoire de nombre. L’imagination est illimitée, il paraît même qu’Einstein l’a dite plus importante que la connaissance. Aussi, le nombre de fées dans notre livre est moins important que toutes celles que l’on peut imaginer… dans sa forêt, dans son jardin, dans sa cuisine…. J’ai un nain géant sous le sol de la cuisine d’ailleurs; Tu sais, j’habite en Bretagne, c’est une maison traditionnelle et jusqu’en 2006 le sol était en terre battue. A l’endroit où le carrelage est ocre rouge vit le main géant. Il a une forme de limace, et son grand plaisir est… de voler les culottes des filles (pour y baver une espèce de méduse). Si l’on excepte ce détail, il est de charmante compagnie. A moins qu’on lui pose un meuble sur la tête – ce qui lui fait perdre des forces – il oriente la maison vers le soleil. Bon, les nains géants n’aiment pas le soleil, mais comme il vit sous terre, ça ne le dérange pas !

Depuis quelques temps, je pense sincèrement que notre travail de recensement des êtres légendaires de France est moins important que celui qui consiste à porter le « message de féerie ». Bon, on fait les deux, tu l’as très bien montré dans ton Grand Livre des esprits de la nature d’ailleurs !

Tu es raison, l’essentiel est de porter le message de Féerie. D’ailleurs peu importe les moyens. Les livres, c’est bien mais j’admire beaucoup le travail fabuleux de tous ces artisans sur les marchés féeriques, des peintres et illustrateurs qui donnent un visage aux fées et lutins, des conteurs qui nous emportent en leur Royaume… Finalement, notre Bestiaire n’est qu’une pièce du puzzle, issu des légendes et du folklore de France, il attend maintenant de nourrir à son tour conteurs et saltimbanques, rêveurs et autres passeurs de Féerie !

Propos recueillis pour le Peuple féerique en novembre 2013.

Le Bestiaire fantastique et Créatures féeriques de France, Terre de Brume, 2013

Disponible dans toutes les librairies !

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LA GESTE DES CHEVALIERS DRAGONS

T.17 – La Guerre des Sardes – Partie 1

Scénario : Ange
Dessin: Vax
Couleurs: Paitreau
Editions Soleil

Présentation éditeur:

Ils sont des milliers… des Sardes, des tribus, des guerriers, des barbares, à déferler sur l’Empire. Entourée d’ennemis à la cour, l’Impératrice est seule.
Dans la petite ville d’Arsalam, à la frontière des routes de l’ouest et de la Mer Close, les Chevaliers Dragons tiennent… Elles résistent, depuis des années, elle résistent, encore et toujours, contre des hordes sauvages, sans renforts, sans ravitaillement.Leurs ennemis ne sont plus les Dragons, mais les humains. Et le désespoir… Et le doute…

 

Notre avis:

Au bout du 17ème tome, la première chose à dire est que le dragon ne s’essoufle pas ! Une fois de plus, le pari est gagné pour Ange, celui de nous tenir en haleine, de poser un récit dans un univers qui comporte pourtant un canevas serré, celui de la sempiternelle lutte entre des femmes chevaliers et les dragons éveilleurs de Veil, aura néfaste qui corrompt le paysage et les hommes. De ce postulat de départ, Ange réussit la mise en place de nouvelles histoires, de nouveaux personnages et exploite pas mal de directions différentes nous apportant une vraie satisfaction de lecteur à chaque tome. Le dessin de Vax, les couleurs de Paitreau sont magnifiques. On a beau cherché l’épine qui va nous déchirer la rétine, tout y passe avec aisance et brio ! On apprécie vraiment beaucoup cette série de Fantasy qui, au fil des tomes, se renforce et s’impose comme l’une des plus représentatives de la Fantasy française.

Illustré de gravures anciennes et fort de plus de 600 entrées, voici un ouvrage qui s’adresse à tous les amoureux français de Féerie. Un ouvrage dont nous sommes très fiers d’y avoir collaboré au Peuple féerique ! Les éditions Terre de Brume le vendent en direct sur leur site ou vous pouvez le trouver partout en France en libraire ou sur les sites habituels de vente en ligne.

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Bestiaire fantastique et créatures féeriques de France

Richard ELY, Amélie TSAAG-VALREN
Préfacé par Pierre Dubois

Editions Terre de Brume

Fées, lutins, loups-garous, dragons peuplent chacune des régions françaises. Des Korrigans bretons aux Laminaks basques en passant par les Dames Vertes du Jura, ce Bestiaire se veut un véritable tour de France des créatures fantastiques et féeriques avec, pour chaque être, une description de ce qui le caractérise.
Cet ouvrage encyclopédique vous fera découvrir les êtres extraordinaires qui se tapissent juste sous vos fenêtres, dans le village voisin ou le long de la route de vos vacances.
Avec plus de 600 entrées et riche de ses index par créatures, régions et départements, le Bestiaire fantastique et créatures féeriques de France est une source incontournable pour tout passionné de féerie, de contes, de mythes et de légendes.

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Ardenne et Bretagne, les soeurs lointaines

par Albert Moxhet

Musée en Piconrue, 2013

Présentation éditeur:

Avec plus de 30 illustrations et photographies originales de

Xavier Al Charif, Éva Autefault, Elian Black’Mor, Brucero, ­Nathalie Chaballe, Didier Comès, Marc-Henry Debaar, Jean-Claude Deprez, Sébastien Didot, Valérie Dion, Alice Dufeu, Pascal ­Ferry, Hervé Gourdet, Virginie Grévisse, René Hausman, Jean ­Lemonnier, Joëlle Leponce, Jean Lequeu, Anne ­Liégeois, ­Yoann Lossel, ­Désiré Louette, ­Sonia Marx, Alice Nisen, Palix, Séverine Pineaux, Juliette Pinoteau, Claudy Raskin, ­Virginie Ropars, ­Dominique Schillings, Jean-Claude Servais, Erwan Seure Le ­Bihan, Marcel Siraut, Anne Smith, David ­Thierrée, Zoé Van Campenhout, Olivier Villoingt.

 

Préface de Pierre Dubois – Potface de Claudine Glot
Même laminée par la domination r­omaine, la culture celtique a survécu avec plus ou moins de vitalité en divers endroits de son ancienne zone d’expansion. Mais, le cycle arthurien mis à part, marginalisée et souvent additionnée d’apports ultérieurs, elle n’a plus été vécue que par les couches populaires – essentiellement paysannes – qui n’entraient pas en compte dans la culture officielle. Seuls quelques esprits ouverts et clairvoyants ont pu, dès le XIXe siècle, comprendre au travers de la littérature la valeur profonde, réelle, de ces traditions populaires qui évolueront elles-mêmes de façon non concertée.

 

Ardenne et Bretagne, les sœurs lointaines entreprend de montrer combien, au-delà de formes parfois très diversifiées, un certain nombre d’éléments ­traditionnels populaires sont restés communs à ces deux régions éloignées par l’histoire et un millier de kilomètres, mais appartenant toutes deux au domaine celtique essentiel. Très amplement développé au départ de l’édition de 1989, cet ouvrage est enrichi d’une iconographie qui, en plus de documents relevant des traditions, réunit les noms d’un bel ensemble d’illustrateurs ardennais et bretons contemporains.

 

Romaniste, enseignant, critique d’art et chroniqueur culturel dans la presse écrite et parlée, Albert Moxhet est aussi – et peut-être avant tout – un chercheur en traditions. Il s’intéresse à la culture populaire et aux légendes de sa région natale, l’Ardenne, ce qui l’amène à leurs racines celtiques et, de là, particulièrement à la Bretagne. Au fil des comparaisons, il enchaîne sur les cultures amérindiennes, auprès desquelles il a fait plusieurs voyages d’étude, et retrouve, au travers des coutumes et légendes, des éléments fondamentalement humains. Collaborateur scientifique du Musée en Piconrue et de sa Maison des Légendes, il a reçu le Prix Oriande pour l’ensemble de son œuvre (Monthermé, Printemps des Légendes, 2012). Outre de très nombreux articles, il a signé, comme auteur ou co-auteur, une quarantaine d’ouvrages.

 

Fondatrice et présidente du Centre de l’Imaginaire Arthurien à Comper-en-Brocéliande, Claudine Glot a rédigé la postface de cet ouvrage, dont Pierre Dubois, grand conteur de féerie, signe la préface.

 

Notre avis:

Quel plaisir de retrouver ici une nouvelle édition revue et magnifiée de cet ouvrage chroniqué il y a quatra ans sur ce site. Sous une très belle couverture d’Hervé Gourdet qu’on encourage vraiment à poursuivre dans ce style, les mots précis et passionnés d’Albert Moxhet trace ici un pont entre deux régions enchantées. Plus qu’un pont d’ailleurs comme le dit fort clairement Claudine Glot dans sa postface, c’est une nouvelle voie que le folkloriste belge nous offre. Celle des chemins comparatifs car, si de nombreuses études se sont posées sur les folklores et croyances de leurs pays respectifs, voire de régions autres, très souvent riches en légendes maintenues par l’effort populaire, les études comparatives demeurent trop rares. Pour revenir à celui-ci, il serait fort dommage de passer à côté et pour ceux à qui la précédente édition aurait échappé, voici une occasion en or et en images d’enfin le lire !

 

POUR COMMANDER L’OUVRAGE SUR LE SITE DU MUSEE EN PICONRUE, C’EST ICI !

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