Corliande, la trilogie féerique d’Isabelle Nuffer
11 juin 2012 par Richard Ely
Présentation des livres:
Au cœur d’une forêt du sud se cache un village isolé du reste du monde appelé Corliande. Ses habitants, petits êtres vêtus de plumes, aux grands yeux ronds et brillants, y mènent une vie insouciante, dépourvue de dieux et de rêves. L’origine de cette ethnie unique en son genre étant une énigme, Theubacle et Tyvestre, doyens, archéologues et conservateurs du musée, se disputent incessamment le privilège d’en découvrir le secret. Déterrant un jour un livre très ancien, ils travaillent à sa traduction, mais l’interprètent différemment. Le premier est persuadé qu’il s’agit d’une épopée écrite il y a fort longtemps par un peuple venu du ciel, réfugié sur terre, et dont ils seraient les descendants. Son confrère, lui, voit en cet ouvrage une sorte de bible conçue par leurs ancêtres, peuple selon lui très religieux, faiseur de rêves, et qui pourrait s’apparenter aux strates, mystérieusement disparus. Ces derniers vivaient autrefois au nord, au sommet du mont Stratos. Baltos et Serylia, deux enfants passionnés par ces recherches, tentent eux aussi de traduire le document, et échouent. Mais ils découvrent un autre livre : les « carnets de voyage de Prosédis », dont l’auteur fut, trois cents ans plus tôt, le seul corliandais connu pour avoir parcouru d’autres pays. Il y est question de la cité du mensonge, objet d’une vieille légende corliandaise. Cette ville fortifiée est habitée par des êtres fourbes et masqués appelés les menteurs, lesquels prétendent détenir la vérité, prisonnière d’une tour au cœur de l’enceinte. Mais un dédale de rues la rend inaccessible, et ceux qui par malheur s’aventurent entre ces murs s’y égarent et n’en ressortent jamais. Or, on raconte dans divers endroits de la terre qu’une telle cité existe réellement et se trouve précisément au sommet du mont Stratos. Y a-t-il un rapport entre cette légende et leurs ancêtres ? Pour le savoir, les enfants décident de se rendre à l’autre bout du monde, afin de libérer la vérité.
Notre avis:
Si la couverture perd en attrait, sortant des normes habituelles des maquettes que nous servent les grands éditeurs de fantasy, qu’elle ne soit pas un frein à votre curiosité si vous aimez les histoires féeriques. Isabelle Nuffer nous sert une aventure qui se suit avec plaisir. Deux personnages affichant leur treize ans (ce qui donne une indication assez précise du lecteur idéal pour cette série) quittent la routine de leur village pour se lancer sur les traces de la Vérité. Une épopée bien menée, avec des rencontres magiques, des énigmes, des fées, des anges… Bref, un monde qui s’adresse aux doux rêveurs tentés par un moment d’évasion et qui découvriront là un récit à la fois original et parfaitement adapté aux univers appréciés par les jeunes adolescents et ceux qui le sont restés. A découvrir !



