Des nains de jardin à la Gnome Reserve…
5 septembre 2011 par Richard Ely
En 2000, le Centre Albert Marinus présentait une exposition et un livre autour des Nains de jardin.
Le livre, intitulé “Du Nain auNain de jardin” (Woluwe-Saint-Lambert, 2000) présentait une série de textes de Bernard COUSSEE, Martin MONESTIER, David LAVERGNE, Claude LECOUTEUX, Anne MARTINEAU, Laurent LEBON, Albert DOPPAGNE, Jean-Paul HEERBRANT et Daniel CUEFF. Un livre qui, après lecture, se révèle d’une jolie richesse de par son caractère hétéroclite. On passe du texte rêveur de Bernard Coussée aux solides Lecouteux et Lebon sans oublier le savoureux Doppagne. Le livre a quand-même le défaut de sa qualité, des éléments contradictoires apparaissent: Lecouteux précise l’origine du mot Lutin en le rattachant au concept de “farceur” et en rejetant l’origine étymologique le lient à “Neptune” alors qu’un peu plus loin, Albert Doppagne revient longuement sur le lien entre Lutin, Nuton et Neptune… Tout cela manque un peu d’un commentaire transversal. Malgré ce genre de petites choses, c’est un réel délice que de parcourir les divers articles autour de ces nains de jardin, de passer de la petite mythologie à la sculpture, des légendes de nutons aux nains amuseurs des rois de France ou attachés aux Pharaons d’Egypte. On y apprend enfin que le Nain de jardin a une origine trouble, floue et que son essor est à lier à l’apparition et la transformation des jardins ouvriers jusqu’à nos jardins ornemantaux contemporrains. Exit l’idée du nain-gardien issu d’un sylvanus protecteur dont le rôle aurait été transmis jusqu’à nous au travers de la mémoire collective en prenant cette forme plus joyeuse. Surtout qu’au départ, les nains d’argile n’étaient pas destinés à l’extérieur… Une publication que nous avons eu grand plaisir à découvrir et à lire.
Partant de là, l’idée du Nain de jardin nous a entraîner vers ces endroits magiques où ils ont trouvé refuge… A voir la Gnome Reserve d’Ann Atkin !







