Perelandra : Vivre conscient du divin en toute chose
29 juin 2011 par Richard Ely
Comme annoncé dans un article précédent, nous profitons de l’été pour explorer le chemin des Esprits de la Nature tel que proposé par Machaelle Small Wright. Premier livre lu, le best-seller « Vivre conscient du divin en toute chose » où l’auteure relate son enfance malheureuse, solitaire, abandonnée autant par un père obsédé par la réussite financière que par une mère alcoolique. Après une pemière partie très dure, Machaelle décrit sa première rencontre avec les esprits de la nature par suite des lectures de livres à propos de Findhorn et du concept des devas. A la fois attirée par la Nature (elle aimait à lire des livres sur le jardinage bio; elle et son second mari ont quité la ville pour la campagne où ils résident toujours) et par la spiritualité (elle a très tôt été attirée par le catholicisme, a fréquenté assidument les cérémonies religieuses du pensionnat de jeunes filles où elle a séjourné, a fondé un groupe d’action catholique avant de rompre ses liens avec l’Eglise), Machaelle semble avoir trouvé l’équilibre en ses nombreux dialogues et échanges avec les Esprits de la Nature. Des Esprits qu’elle décrit comme lumineux, plus des « énergies » que des formes perceptibles sans toutefois rejeter complétement les visions traditionnelles d’elfes, lutins, gnomes. Elle admet que certaines personnes, influencées par les récits légendaires, les contes, peuvent voir les Esprits de la nature sous ces formes ou plutôt que les Esprits peuvent revêtir cette forme pour se laisser voir par nous. Comme elle n’a pas été baignée dans cette culture, les Esprits lui « apparaissent » sous une autre forme, qui correspond plus à son parcours. Ainsi, chacun peut les « voir » ou plutôt les ressentir en lien avec son propre parcours… Mais le concept véritablement au coeur de l’expérience de Machaelle Wright est celui de co-créativité. La co-créativité est une façon de travailler avec l’Intelligence de la Nature et les Esprits, Devas. L’homme se met à l’écoute des Esprits des plantes mais aussi des minéraux, animaux, insectes… Il écoute et il demande et suivant ses demandes, la Nature réagit pour répondre positivement à ses envies tant que celles-ci demeurent respectueuses et efficaces pour la Nature. Ce concept de co-créativité a d’abord été travaillé au niveau de la conception de jardins, de cultures de fruits et légumes et a fait des émules de par le monde. Ensuite, Machaelle et son équipe ont travaillé ce concept de co-créativité pour le « jardin intérieur » qu’est l’homme et propose aujourd’hui des essences de roses (élixirs) pour notre bien-être ou encore des programmes flirtant avec des approches médicales que nous vous présenterons bientôt dans une autre de nos lectures…
La lecture de ce premier livre comporte autant de sentiments d’intérêts que de suspicions. En y posant un regard critique, le livre est parfaitement construit pour séduire et nous amener à nous intéreser au concept de co-créativité à partir d’une histoire personnelle mélodramatique. Quand on prend du recul, on ne voit pas très bien en quoi l’enfance malheureuse de Machaelle est liée au concept de co-créativité ensuite expliqué. Mêler les deux expériences dans un même livre nous semble une erreur. L’auteure s’y livre entièrement et ça fait un peu bizarre… Mais bon, peut-être était-ce dénué de toute autre attention que de livrer un témoignage intégral de son parcours ? Deuxième élément étrange pour nous est la mannière dont le discours se complexifie au fur et à mesure que le concept de co-créativité est amené. On a l’impression d’un besoin de justification scientifique, on construit un jargon, une méthode et surtout, on annonce un prolongement pour soigner l’homme… Mmmh… Par contre, là où on rejoint parfaitement Machaelle dans ses idées, c’est sur le besoin urgent de travailler AVEC la Nature, de se mettre à son écoute, de trouver un équilibre entre nos besoins et ses besoins. Mais aussi dans l’idée qu’on ne choisit pas de venir aux esprits de la Nature, ce sont eux qui décident de se manifester à nous. Nous ne pouvons qu’être ouverts, à l’écoute et un jour, peut-être…
En résumé, le livre de Machaelle interroge, bouscule et s’inscrit exactement dans la lignée de l’ouverture opérée par Findhorn avec une petite couche supplémentaire qui finalement nous semble un peu superficielle. Nous verrons dans les lectures suivantes ce qu’il en est…







[...] de la Nature. Nous vous avions déjà parlé de Machaelle Small Wright et de son premier livre « Vivre conscient du divin en toute chose« . Voici donc, flow le premier tome, une sorte de manuel pratique, de beam flow s’y mettre nous [...]