Algernon Woodcock – Tome 6: Le Dernier Matagot – Sorel, Gallié, éditions Delcourt
1 mars 2011 par Richard Ely
Algernon Woodcock
Tome 6: Le Dernier Matagot
Scénario : Mathieu Gallié
Dessin : Guillaume Sorel
Editions Delcourt
Présentation éditeur:
Jamais la lande écossaise n’a été aussi envoûtante depuis que Gallié nous conte les mémoires d’Algernon Woodcock et que Sorel les illustre… Devenu détenteur de l’Oeil Fé, qui permet de voir l’Autre Monde, Algernon est appelé sur une étrange affaire : une femme est accusée d’avoir assassiné sept jeunes filles dans des circonstances troublantes. Le destin d’Algernon bascule dans l’irrationnel…
Sitôt rentré à Édimbourg, Algernon démissionne de la faculté pour s’installer à la campagne. Il se consacre dès lors à l’éducation de Bénédict. Mais comment élever le fils d’une reine des fées ? Certes, Algernon est le mieux placé pour accomplir cette tâche, mais lui-même ne pouvait prévoir ce qui allait suivre à compter de ce jour où tout bascula, plus vite et plus irrémédiablement que jamais.
Notre avis:
Algernon Woodcock est une des séries traitant de la féerie les plus passionnantes du moment. Ce sixième tome, première partie d’un nouveau diptyque, nous projette six ans après la conclusion du tome précédent. Nous y retrouvons un Algernon bien attaché à Bénédict qu’il a élevé comme son propre fils et éduqué à sa manière, ce qui ne manque pas de choquer les passagers d’une diligence lorsque notre curieux Algernon évoque la méthode d’invisibilité. Pensez donc ! Plonger un chat vif dans l’eau bouillante ! Il y a là de quoi heurter les sensibilités…
Jusqu’ici, aucun des albums de la série n’a manqué de nous séduire. La rencontre entre Gallié et Sorel est une bénédiction ! Deux artistes qui semblent n’en faire qu’un tellement les dialogues, la trame scénaristique va à ravir aux échappées d’encre et de couleurs du puissant Sorel et vice-versa bien sûr ! Cet épisode glisse doucement vers la fantasy, avec une armée de créatures damnées qui pointent le bout de leur museau, ça nous attriste un peu puisqu’on adorait le côté féerie secrète, monde caché, dévoilé par petites touches et qu’on sent ici frémir le couvercle de la marmite qui va peut-être nous exploser à la figure… Mais voilà, on se dirige doucement vers la fin, elle s’annonce grandiose, spectaculaire. Pourquoi pas? En tous cas, un gros mystère devrait être levé dès les premières pages du prochain tome concernant la véritable nature du héros, petit par la taille, grand par les connaissances. Qui est véritablement Algernon Woodcock? Vous le saurez au prochain épisode… Pour le moment, lisez ce sixième tome que nous vous souhaitons aussi jouissif qu’il le fut pour nous.






