Vernes-Monde – Collection d’Arnell-Andrea – Prikosnovénie
27 janvier 2011 par Richard Ely
Vernes-Monde
Collection d’Arnell-Andrea
Prikosnovénie
Durée: 56’00
Présentation du label:
Retour à l’atmosphérique mélancolique.
Nous avons le plaisir de vous présenter le 9ème album de Collection d’Arnell-Andrea, un livre-CD dont les 11 titres nous invitent à poursuivre le voyage imaginaire commencé 20 ans plus tôt, au pays du Grand Meaulnes (Un Automne à Loroy).
Les textes, principalement écrits en français, puisent leur inspiration au creuset littéraire d’un autre siècle, évoquant une Nature onirique peuplée de faunes sans visage et de rivières endormies.
Le chant de Chloé (très ‘Heavenly Voices’), particulièrement lumineux et touchant, accompagne les synthés lancinants et les cordes (violoncelle et alto), comme le souffle romantique d’un automne incarné… Alors les guitares acoustiques (et de rares électriques) se perdent en chemin, et nous bercent tout au long du plus bel album que Collection d’Arnell Andréa ait réalisé.
11 tracks : 1. La beauce, l’errance 2. au chevet des faunes 3. the coming of believes 4. d’autres voix que le vent 5. the world we leave 6. Les champs, demain 7. dawn again 8. l’envol 9. les sables-mémoire 10. the wan plain 11. vernes-monde
Notre avis:
Pour qui aime la poésie, celle qui s’accroche au coeur et tente de vous l’arracher pour le projeter tout autour de vous, le plonger dans l’eau froide des rivières, le brûler au soleil d’hiver, Collection d’Arnell Andréa aura toujours une place à part. Des textes qui font honneur aux mots, des langueurs qui font plaisirs aux maux. Certes, ce n’est pas un album qui vous réchauffera en ces longues nuits hivernales, peu de place à la lumière ici, sauf si vous l’aimez crépusculaire. Et pour ceux qui douterait d’un lien avec Féerie, la place faite aux voix des vents, aux faunes et aux créatures des champs y est certaine. Il suffit d’entendre entre les notes, de deviner entre les rythmes pour y percevoir l’âme du monde. Musicalement, ce nouvel album est bien équilibré, avec un très réussi “D’autres voix que le vent”, une voix éthérée superbe, des mélodies variées sans trop s’écarter d’une unité qui donne l’occasion de vivre un long moment dans l’Ailleurs. S’il fallait une porte pour entrer dans le monde d’Arnell-Andrea, il se pourrait bien que ce soit celle-ci !






