Sort-Céleri – Frédérique Pinson-Ibarburu – Editions Baudelaire
30 novembre 2010 par Richard Ely
Sort-Céleri
Tome 1 : Maïa-Luna La quête
Frédérique PINSON-IBARBURU
Editions Baudelaire
188 pages
Prix: 15.5 €
Présentation de l’éditeur:
« Au début, il ne s’agissait que d’une simple sorcière. Mais pour vous simple mortel, cela veut dire beaucoup d’interrogations. Sorcière oui ! Mais aux mœurs légères, n’hésitant pas à jouer de ses charmes pour tout balayer sur son passage…
Justement, prenez son balai ! Savez-vous que les états d’âme d’un balai sont compliqués à guérir ? Non ! Bien sûr, cela vous échappe. Mais vous ne regarderez plus le vôtre de la même manière après avoir parcouru Maïa Luna…
Ah ! Vous aimez les chats ? ! Ou pas ! Peu importe, la rencontre avec Belzébuth vous minaudera de questions… Hum ! Simple chat ? Ou démon tout simplement ? Nous aurions pu en rester là… Mais voilà, la destinée de Maïa est tout autre, dans cet univers de féerie et de pirates douteux.
Mélange de sang, de sentiments. Maïa se retrouve catapultée dans la quête du Grimoire des Anciens, gardien de l’harmonie entre les mondes de piraterie et de magie. Un médaillon pour boussole, des amis pour conseils, un ennemi pour embûches ! Le grand Callaghan ! Dixit : Elorn… Dragon de son état. P.S : C’est une histoire fumante… Mais je vous préviens simple mortel, c’est un voyage sans retour ! »
Notre avis:
Sous la ravissante couverture de ce livre se cache une écriture élégante et totalement maîtrisée qui en est le premier atout. Le second en est l’univers fantastique, celui d’une sorcière bien moderne qui plonge ses aventures dans un monde extraordinaire où l’on côtoie des sorciers malfaisants, des lutins, un dragon et un chat-gardien des plus tenaces. Malgré tout, nous avons eu du mal à nous accrocher totalement à la lecture. On y voit deux raisons. La première est due à un problème de niveaux, certains passages empruntent la voie du roman « jeunesse », avec son lot de merveilles gentilles, d’autres celui du roman pour jeune adolescente sorcière et d’autres enfin visent un ton plus adulte. Cette hésitation constante nous a sans cesse interrogé, nous sortant de l’histoire de nombreuses fois. L’autre bémol, c’est le choix du récit en je qui ne parvient pas non plus à nous convaincre totalement peut-être parce que finalement, l’auteure n’a pas travaillé suffisamment la psychologie de son personnage, ne nous a pas fait partager leur intimité pour permettre l’utilisation de la première personne. Ajoutons encore le fait que le récit principal côtoie de petites historiettes, toutes très bien écrites mais qui contribuent encore à nous faire perdre le fil conducteur. Un premier roman où si écriture, grammaire et vocabulaire augurent d’un avenir très prometteur, la narration, la construction des personnages et de l’histoire font encore preuve d’un manque d’expérience.






