La grande Bible des fées d’Edouard Brasey – Editions Le Pré aux clercs
10 novembre 2010 par Richard Ely

La Grande Bible des fées
Edouard BRASEY
Editions Le Pré aux clercs
Novembre 2010
Albums Divers
29 € – 320 p.
Prix: 29€
Présentation de l’éditeur:
Créatures merveilleuses, d’apparence féminine, dotées de pouvoirs surnaturels, généralement bienveillantes, les fées ont le pouvoir d’exaucer les voeux des mortels et de les protéger.
Mais la mystérieuse histoire du peuple des fées ne s’arrête pas là. Ces êtres de lumière ont une génèse,, des rites précis, une religion (le nouveau testament des fées), des fêtes communautaires, une histoire du costume, des légendes en pagaille, une oeuvre littéraire et musicale importante (elles écrivent, entre autres, de la poésie)…
Cet ouvrage rassemble en six livres: le Livre des origines, le Livre historique, le Livre poétique, le Livre des prophétesses, le Nouveau Testament des fées et l’Apocalypse des fées, l’essentiel de leur vie et de leur savoir.
Ecrite pa un des plus grands spécialistes français de la féerie et illustrée par trois dessinateurs de talent, Sandrine Gestin, Davie Thiérrée et Amandine Labarre, cette Grande Bible des Fées est destinée à tous les amoureux du merveilleux et de des plus belles incarnations.
Notre avis:
Une fois de plus Maître Brasey nous offre un ouvrage au beau plumage mais que vaut le ramage ?
Sous une couverture toute dorée, des pages parcheminées vous ouvrent au royaume des fées. Parsemé de très belles illustrations signées Amandine Labarre, Sandrine Gestin et David Thiérrée, ce gros livre est de toute beauté. L’exploration des textes commence par l’origine des fées, leur histoire, les incontournables Marraines, Viviane, Mélusine, les reines shakespearienne… Bref, Edouard Brasey aligne chapitre après chapitre tout ce qu’il faut savoir sur ces Bonnes Dames. Très complet donc, même si parfois certains raccourcis nous ont déplu. Viennent ensuite des textes qualifiés de plus « poétiques » où se mélangent fictions et invocations, calendrier magique et signes du zodiaque. Pour terminer sur de mystérieux « évangiles »… Et par là, l’ouvrage pose question. On ne comprend pas très bien pourquoi parler de « bible », de « nouveau testament », d’ »évangile »… Ce rapprochement entre la chrétienté et les fées semble plutôt déplacé. Menant plus loin la réflexion, le fait de mettre côte à côté des textes fictionnels, des textes de croyance, voire de foi plutôt moderne, d’autres, témoignages d’époques plus lointaines; puiser des éléments en mythologie nordique, en mythologie grecque, au moyen-âge français, dans les contes tout comme dans les légendes d’ici ou d’ailleurs et rassembler le tout dans une sorte de grande synthèse sans clairement commenter le contexte de chaque objet a des désavantages. Le plus évident est le syncrétisme, dangereux, puisqu’il contribue à effacer les diversités, à oublier les frontières si chères à nos fées. Bref, pour vraiment apprécier La Grande Bible de Brasey, il faut soit ignorer beaucoup du monde des fées pour tout en accepter sans interrogation, soit en connaître suffisamment pour séparer le grain de l’ivraie afin de lire certaines parties pour vérité, d’autres pour d’agréables fictions pleine de poésie. Finalement, on se demande si cela n’ aurait pas plus convenu aux anges qu’aux fées? Deux mondes très éloignés l’un de l’autre qu’on a un peu trop tendance à rapprocher depuis un siècle déjà, Tolkien compris puisque ses elfes semblent plus inspirés par sa foi chrétienne que par ses connaissances, pourtant excellentes, de la petite mythologie. Après avoir désigné les fairies comme des diables, l’homme les prend aujourd’hui pour des anges. Pas étonnant qu’on les entendent parfois ricaner dans les buissons






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