Le Dictionnaire infernal de Collin de Plancy réédité aux éditions Fetjaine
7 octobre 2010 par Richard Ely
Le Dictionnaire infernal
Jacques Collin de Plancy
Préface: Marie-Charlotte Delmas
Editions Fetjaine
19 x 24 cm
540 pages
Prix: 22€
Présentation de l’éditeur
Le DICTIONNAIRE INFERNAL de Collin de Plancy fait partie des oeuvres majeures de l’occultisme et de la démonologie… alors que l’ouvrage avait été écrit pour dénoncer les superstitions dans la France de la Restauration. Apparenté à Danton, influencé par Voltaire et la philosophie des Lumières, l’auteur voulait faire la part entre le folklore ou les épouvantails agités par l’Eglise et les faits réellement troublants, et ce, dans tous les domaines du surnaturel. D’où ce sous-titre complet de l’ouvrage : “Bibliothèque universelle sur les êtres, les personnages, les livres, les faits et les choses qui tiennent aux apparitions, à la magie, au commerce de l’Enfer, aux divinations, aux sciences secrètes, aux grimoires, aux prodiges, aux erreurs et aux préjugés, aux traditions et aux contes populaires, aux superstitions diverses et, généralement, à toutes les croyances merveilleuses, surprenantes, mystérieuses et surnaturelles”.
Converti en 1841, Collin de Plancy remaniera à plusieurs reprises l’édition première pour la rendre conforme au dogme de l’Eglise, mais aussi pour en faire un véritable dictionnaire dont la lecture devient laborieuse.
C’est donc la première édition, celle de 1818, qui a été retenue ici, car c’est la plus intéressante d’un point de vue historique, mais aussi la plus agréable à lire. Peu réédité, le livre est pour la première fois restitué dans sa version intégrale et originale. Il est illustré de gravures qui, elles aussi, sont devenues légendaires.
Notre avis:
C’est un dictionnaire qui a fait couler beaucoup d’encre et qui reste aujourd’hui une grande référence dans les milieux gothiques, ésotériques et autres. Pourtant, je ne suis pas un fan inconditionnel. D’abord car mon attrait du daimon se limite aux créatures avant que l’Eglise ne les “démonise”. Ensuite parce que Collin de Plancy reste finalement assez sommaire dans ses descriptifs, enfin et surtout parce qu’il s’agit d’un dictionnaire, c’est-à-dire un recueil de mots que l’auteur explique le plus souvent de manière succincte, parfois de façon bien plus longue, qu’on pourrait trouver intéressant si la subjectivité n’était de mise. Bref, un ouvrage qui a pour seule valeur d’être le témoin de son époque (ce qui est déjà pas si mal, me direz-vous!). Ou celle d’en avoir été un moteur dans la grande vague ésotérique d’alors. Mais avouons que notre curiosité nous y avait fait plonger le nez dedans il y a de cela quelques années, à la recherche des” fées, drolles, lutins, follets” et autres “nymphes” qui y sont consignés. Si l’édition consultée alors, celle datant de 1853, m’avait que peu enthousiasmé, la présente édition est l’originale, celle de 1818, augmentée d’une savante préface de Marie-Charlotte Delmas, deux différences qui peuvent pousser à (re)découvrir l’ouvrage. Le tout sous une couverture aussi attrayante pour notre époque que le titre complet l’était pour le 19e.







Ca c’est une bonne nouvelle!!
Je le cherchais justement et à part sur google book; c’est compliqué…