Yaxin, Le Faune Gabriel, Man Arenas, Dimitri Vey, Soleil Productions
27 septembre 2010 par Richard Ely
YAXIN
Le faune Gabriel – Canto 1
Scénariste : Dimitri Vey
Dessinateur : Man Arenas
Editions Soleil
Prix : 19.90 €
Présentation de l’éditeur :
Yaxin le faune Gabriel, c’est avant tout l’histoire de la rencontre entre Gabriel et Merlin, entre le plus petit des faunes et le plus grand des magiciens. C’est sur une île aux contours incertains, une île couronnée de forêts et peuplée de nymphes et de fées, que vivent Gabriel et Merlin. Comme tous les enfants, le petit faune veut tout savoir, tout connaître, tout comprendre. Il pose mille et une questions au magicien qui fi nit toujours par lui répondre, agacé mais aussi attendri par le petit faune. C’est ainsi que Gabriel découvre que les arbres parlent à ceux qui ont la patience de les écouter et que les rochers se souviennent de ceux qui ont été oubliés. Il apprend que le secret des fées n’est pas dans leur beauté et que même les mythes et les légendes finissent par disparaître. En découvrant la magie du monde qui l’entoure, Gabriel découvre aussi qu’il est des mystères cachés dans les profondeurs de la forêt qu’il vaut mieux ne pas connaître…
Notre avis :
Quand je suis rentré chez moi vendredi passé, un album m’attendait sur la table. La couverture était une promesse qui allait très vite être tenue lors de la lecture qui a suivi. Yaxin est un monde de rêves, Yaxin est un rêve. Un univers graphique de haut vol, plein de poésie, de paysages où la nature est sublimée et où les personnages, dans leur apparente simplicité contrastent avec la profondeur de leurs pensées. Un visuel accouplé à une ambiance qui m’a fait de suite penser aux univers de Miyazaki pour leur poésie et cette façon, admirable, de débattre du monde, de philosopher tout en douceur. Ce genre d’œuvre qui nous fait voyager au travers du regard d’un enfant. C’est bel et bien l’invitation que nous fait ici Gabriel, petit Faune curieux, qui s’est mis en tête d’apprendre à lire et à écrire et poursuit de ses questions le magicien, qu’il nomme Merlin. Les auteurs auraient pu choisir de construire une histoire poignante, de donner corps à leur œuvre dans une narration épique, les éléments sont là : la corde vibrante du souvenir d’une mère, un énigmatique maître, un arrière-plan fait de dragons, de géants et de batailles ancestrales… Mais non, les mots de Dimitri Vey ont choisi de répondre aux images de Man Arenas sans forcer l’histoire, comme autant de clichés nimbés de brume. Vagues formes pénétrant nos esprits et y faisant remonter nos propres souvenirs de voyageur de cette « île aux contours incertains, couronné de forêts peuplées de nymphes et de fées, et de faunes aux manteaux ornés de gemmes de rosée ». Car, ce monde, nous l’avons tous connu, c’est celui où nous errons, enfants, la nuit, lorsque nous rêvons. Et c’est avec beaucoup d’émotions que nous suivons Gabriel, question après question, scène après scène comme autant de voiles légers que nous soulevons et qui nous donnent à voir un monde pur, sauvage, merveilleux.
Pour ceux qui ne connaissent pas l’artiste visuel Man Arenas, voici son blog, petite fenêtre entrouverte sur son monde : http://man-arenas-news.blogspot.com/










ça a l’air vraiment magique… Je suis très curieuse de découvrir cet album !