Avons-nous vraiment besoin des OGM ?
16 mars 2010 par Richard Ely
Avons-nous réellement besoin des OGM ?
Je me pose la question lorsque je vois les tonnes de nourriture que nous détruisons chaque année depuis des décennies maintenant. Lorsque je me rends compte que donner du maïs au bétail fut plus une opération commerciale qu’une vraie amélioration (le maïs, sensible aux maladies et donc ayant grand besoin de pesticides a remplacé les prairies et pâturages qui suffisaient amplement à la nourriture du bétail). Lorsque je me rends dans les supermarchés, les épiceries, les marchés aux présentoirs remplis de fruits et de légumes.
Avons-nous vraiment besoin de bousculer la Nature avec des croisement impossibles entre végétaux mais surtout entre végétaux et minéraux, végétaux et bactéries ? Avons-nous besoin de créer des chimères ?
Certains scientifiques vous expliqueront que cette science rend les plantes plus fortes, plus résistantes aux maladies, plus productives surtout et voient là un espoir de lutte contre la sécheresse, la famine…
Faut-il remettre sur la table toutes ces belles inventions scientifiques qui ont tant aidé à améliorer le monde comme le nucléaire par exemple… Car toute médaille à son revers. On aura beau inventer des vaccins ou de merveilleux insecticides, pesticides, engrais améliorant le sol, etc. On empêchera pas la Nature de s’y adapter, les virus de muter, les bactéries de s’immuniser, les sols de s’appauvrir…
L’homme est lent à comprendre la leçon. Le consommateur que nous sommes tous a le cerveau emballé dans de belles publicités et ne peut s’empêcher d’aller là où le gain l’appelle pour certains, là où un travail, un salaire lui est possible, pour d’autres, la grande majorité d’entre nous.
Il est facile de critiquer, d’hurler avec les loups… Tout aussi facile de réinventer le monde ou du moins de pousser à le faire. Nous avons certes besoin de loups et de philosophes. mais nous avons surtout besoin de vous. Vous qui, chaque jour, avez la force de poser un acte concret, vous qui avez ce pouvoir de faire bouger les choses pour que la Nature soit écoutée et non plus asservie.
Vous pouvez lire les philosophes, écouter leur sages paroles et les mettre en pratique chaque jour qui passe.
Vous pouvez voter pour les loups qui seront vos portes-paroles et défieront la menace.
Vous pouvez faire entendre votre vois par les nombreuses pétitions qui vous semblent justes.
Vous pouvez refuser de consommer les produits qui ne répondent pas à la qualité que vous voulez donner à votre vie.
Vous pouvez écrire, chanter, lire, jouer, discuter, planter, manger, vivre, respirer… mais surtout réfléchir, vous demander comment, à votre niveau aider la Terre à se relever, aider les hommes autour de vous à poser des actes concrets à leur tour, demander aux décideurs de prendre la pleine mesure de leurs décisions.
A l’heure où l’Europe ouvre les portes aux OGM, le danger est réel. Danger de contamination des autres espèces par les plantes modifiées, danger de non-recul par rapport à ces plantes modifiées, danger de non-retour.
Et c’est ce non-retour qui me fait le plus peur. Avec les engrais, la culture intensive, les déforestations, on a créé les déserts, on a rendu un sol impropre à la culture. Il faudra des années et des années pour le nourrir à nouveau et la majorité est perdue à jamais. Avec le nucléaire, les besoins en énergie, on a créé des déchets non-recyclables. En un siècle de belles découvertes, on a détruit bien trop d’équilibres.
Alors, oui, les avancées scientifiques et technologiques sont précieuses, utiles aux hommes, à la Terre aussi, mais pas sans le recul nécessaire, pas sans surveillance, pas en fermant les yeux sur le reste. Dans une société de surconsommation, je me demande comment résoudre la pauvreté, comment combattre les maladies, comment aider l’autre mais dans la durée et pas juste aujourd’hui.
Alors, avons-nous vraiment besoin des OGM ?





